mai 19, 2010

Grèce : le faux « modèle » allemand

Posted in Actualité internationale, Editorial à 8:13 par zimmerli

Selon les dires de la très modeste chancelière allemande, toute l’Europe devrait suivre le « modèle » allemand. Voici quelles ont été les propos d’Angela Merkel mercredi dernier face à la situation financière catastrophique de la Grèce ainsi qu’à la forte fragilisation de l’euro qui en a découlé.

Déjà au mois de mars, lorsque le premier ministre grec Georges Papandréou a demandé une aide financière aux pays de la zone européenne, l’Allemagne a montré un fort rejet. La plupart des pays ayant initialement refusé d’aider la Grèce ont finalement changé leur position. Seul l’Allemagne a campé sur ses positions. Pire encore, Angela Merkel est même allé jusqu’à proposer d’exclure un état membre de la zone euro si celui-ci se conduisait en mauvais élève de façon répétée. Une proposition qui parait d’autant plus absurde lorsque l’on sait que chaque décision prise au sein de ses différentes nations nécessite obligatoirement l’accord de tous les membres européens. Autrement dit, il faudrait que la Grèce vote elle-même pour son exclusion.

Alors il est vrai que le peuple allemand sort tout juste d’une grosse cure d’austérité qui a été imposée par le gouvernement Schröder dans le but de réformer l’Etat et de réduire les dépenses publiques. Aussi, l’Allemagne paye déjà la plus grosse partie du budget européen alors elle estime en faire déjà beaucoup pour l’Union. C’est pourquoi la chancelière allemande se plait à rappeler un principe que le gouvernement allemand avait lui-même mis en place dans les années 90: la clause de non-renflouement. Cette dernière interdisant à un membre de la zone euro d’être aidé par les autres si ses difficultés sont d’ordre financières.

Quand bien même, dans la mesure où la stabilité de l’euro est en jeu, l’Allemagne a finalement concédé une aide à la Grèce lors du sommet européen des 25 et 26 mars. Un plan d’aide mixte a été mis sur pied, financé à moitié par les pays de la zone euro et à moitié par le Fond monétaire international. Et ce malgré les premières réticences de l’Allemagne, encore…, contre le recours au FMI.   

Pour donner quelques chiffres, le nouveau gouvernement grec a annoncé un déficit public de 12,7% par rapport au PIB[1]. Mais ce pays n’est pas le seul à ne pas avoir respecté les critères décrit dans le Pacte de stabilité, créé à la base pour assurer la stabilité de la monnaie unique. L’Espagne (-11,6) par exemple, ainsi que la France (-8,6) ne sont toutefois pas si loin dans la liste des chiffres rouges financiers. Plus étonnant encore pour un pays qui se prétend être un « modèle à suivre », l’Allemagne compte un déficit public de -5,6% par rapport au PIB. Peut-être pourrions-nous alors leur suggérer de suivre l’ « exemple helvétique » puisque la Suisse possède l’un des déficits publics les plus faibles, soit -1,6%.


[1] The Economist, « Trade, exchange rates, budget balances and interest rates », 20 mars 2010, p. 98.

Le mercredi matin, il y aura école! Entretien avec une maîtresse genevoise

Posted in Actualité genevoise, Interview à 1:13 par zimmerli

Les écoliers genevois auront cours le mercredi matin dès 2011.  La raison de cette modification? Les enfants pourront ainsi apprendre l’anglais dès l’école primaire. 

Afin de mettre en place ce nouveau système sans pénaliser les autres branches enseignées, le nombre d’heures hebdomadaires sera augmenté. Et de nouveaux maîtres seront engagés pour dispenser ces cours d’anglais supplémentaires, la loi interdisant aux professeurs actuels de travailler davantage. Par ailleurs, le canton de Genève est le dernier à ne pas faire école le mercredi matin. Ce qui ne va pas dans le sens du concordat HarmoS, ratifié par le canton de Genève, et dont le but est l’harmonisation de la scolarité obligatoire.

Seulement voilà, au delà du principe d’harmonisation, la disparition du mercredi de congé et l’apprentissage d’une deuxième langue à l’école primaire constituent-ils réellement une bonne idée? Les élèves sont-ils capables de se concentrer cinq jours de suite? L’anglais est-il souhaité à cet âge? Une maîtresse travaillant dans une école primaire genevoise répond à ces interrogations.

Etes-vous favorable à l’école le mercredi matin à Genève? Non, je suis contre une prolongation de l’horaire le mercredi matin. Je me rends bien compte que le mardi mes élèves sont déjà fatigués. Il est donc difficilement imaginable qu’ils n’aient pas ce temps libre en milieu de semaine pour pouvoir se reposer. De plus, un grand nombre d’enfants ont des cours de sport, de langue ou de musique le mercredi. Ce jour leur permet ainsi de pouvoir s’épanouir dans d’autres activités, et ce sans avoir à le faire le soir après une longue journée d’école.

Je pense également à la division moyenne en sixième primaire ou les élèves ont un rythme très soutenu, rajouter encore un jour serait beaucoup pour eux. Nous pourrions ainsi ressentir un relâchement de la motivation et de la concentration sur toute la semaine.

Pensez-vous que les élèves sont capables d’apprendre deux langues en même temps?  Je pense que c’est assez bénéfique de connaître l’allemand et l’anglais. Et il est vrai que les enfants ont beaucoup de facilité à acquérir une langue étant jeune. Toutefois, je me demande si les écoliers montreront autant de motivation pour l’allemand, notre langue nationale, que pour l’anglais, une langue qui leur paraîtra bien plus simple et plus « utile ».

Quelle serait alors la meilleure solution pour vous? La solution optimale serait de rallonger un peu les quatre jours de travail, la période de l’après-midi étant assez courte.

mai 18, 2010

« Le Poids des apparences » par Jean-François Amadieu

Posted in Critique à 11:01 par zimmerli

« Le Poids des apparences » est un livre qui invite à reconsidérer l’importance de la beauté dans tous les domaines de la vie d’aujourd’hui. « Réussit-on mieux à l’école si on est beau? A-t-on plus de chances de trouver un premier emploi, de faire une belle carrière ou de bien gagner sa vie? (…) », voici quelques unes des questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre.

Rédigé par un professeur de sociologie et de gestion des ressources humaines, Jean-François Amadieu parvient bien à croiser ces deux disciplines et à en tirer des analyses très intéressantes. Tout au long de l’ouvrage, il cherche à étayer sa thèse par le biais d’études diverses – soit qu’il a réalisé lui-même, soit qu’il emprunte à d’autres.

Il cherche alors à démontrer par toute une multitude de moyens que l’apparence physique a un effet certain sur la réussite scolaire, professionnelle, amoureuse ou encore politique. Ainsi, la beauté permettrait selon lui d’accèder à de plus hautes études, de réaliser une meilleure carrière, d’avoir une vie amoureuse plus épanouie ou encore de mieux percer dans la politique. 

Ce constat reste cependant difficile à faire accepter au lecteur. En effet, malgré le fait que son livre est à mi-chemin entre la démonstration et la dénonciation, le poids de la beauté est tel d’après lui, que l’on en vient presque à rejeter toute sa théorie en bloc. Les premières pages sont lues avec intérêt et curiosité. Tandis que les dernières, avec davantage de recul.

Ce livre est intéressant pour voir l’importance des apparences dans notre société, quand bien même ce sont d’autres qualités qui sont mises en avant dans des cas de réussites scolaires ou professionnelles. Attention toutefois à ne pas tomber dans une surestimation de l’aspect physique au détriment d’autres qualités qui sont, si ce n’est pas plus, toutes aussi essentielles au succès. 

Photos d’idendité d’Hannibal Kadhafi: La Tribune de Genève affiche sa condamnation

Posted in Actualité internationale, Compte-rendu / Article d'actu. à 10:06 par zimmerli

En page 4 de la Tribune de Genève d’aujourd’hui, le pied de page est occupé par la publication de la condamnation du journal, ainsi que de l’Etat de Genève. Cette communication marque l’aboutissement d’une longue affaire qui a su faire parler d’elle depuis la publication des photographies d’identité d’Hannibal Kadhafi par le journal genevois le 4 septembre 2009.

Ces photographies avaient été extraites de fichiers normalement confidentiels qui appartiennent à la police, et sont parvenues dans les mains d’un journaliste de la rédaction. Les clichés ont été diffusé par la Tribune dans un article qui analysait cette affaire et qui déclarait qu’entre la Suisse et la Lybie, tout était en réalité question d’humiliation. L’article s’intitulait d’ailleurs « L’humiliation, nerf de la guerre que livre la Lybie à la Suisse » et était accompagné de ces photos.

Hannibal Kadhafi avait alors formé une action en responsabilité et en protection de la personnalité à l’encontre de l’Etat de Genève et du journal, déclarant que cette publication renforçait encore le sentiment d’humiliation ressenti lors de son arrestation.

Rendu le 12 avril 2010, le Tribunal de première instance a alors rendu son jugement, et accepté le caractère illicite de l’atteinte à la personnalité constituée par la publication. Aussi, les trois parties que sont l’Etat de Genève, la Tribune ainsi que le journaliste doivent ensemble verser une compensation financière de l’ordre de 5’000 francs en tout, comprenant indémnités de procédure et participation aux honoraires d’avocat d’Hannibal Kadhafi. Et concernant les 100’000 francs demandés par le fils du président lybien pour réparation du tort moral, cette somme ne lui a pas été accordée par le Tribunal.

Football: Al-Qaïda préparait un attentat en Afrique du Sud

Posted in Actualité internationale, Brève à 9:36 par zimmerli

Un haut responsable saoudien, membre d’Al-Qaïda, a été arrêté il y a deux semaines à Bagdad. Il était soupçonné d’avoir participé à la planification d’un attentat qui devait éclaté durant la Coupe du monde de football en Afrique du Sud.

mai 15, 2010

Portrait d’un quotidien genevois : La Tribune de Genève

Posted in Actualité genevoise, Portrait d'entreprise à 6:29 par zimmerli

La Tribune de Genève est un journal genevois qui a été créé en 1879 par, curieusement, un américain : James T. Bates. Ce colonel de l’armée nordiste américaine était venu à Genève pour courtiser la fille d’un banquier genevois, qu’il a fini par épouser. Une fois installé dans le canton helvétique avec sa jeune épouse, il fonda l’Union de Banques Suisses (UBS), ainsi qu’un journal qui deviendra plus tard la Tribune de Genève. Ce quotidien a été créé dans l’idée de privilégier les nouvelles locales et d’être vendu à bas prix, de sorte qu’il soit à la portée de toutes les bourses. Ce journal entendait donc faire office de « tribune », où toutes les opinions pouvaient être exposées. Aussi, à ses débuts, et ce contrairement à ses concurrents, ce quotidien était distribué le soir vers 18h00. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. En effet, après avoir conservé plusieurs éditions pendant la journée, la Tribune est définitivement passée au matin durant le printemps 1990.

Encore aujourd’hui, le local témoigne de l’identité du journal. La rubrique destinée aux news locales s’étend seulement sur quatre à six pages, mais les feuilles suivantes concernent également Genève. En effet, sur ces dernières on parle de la société genevoise, de la culture genevoise, de spectacles qui se déroulent à Genève, de naissances genevoises, etc. D’ailleurs, les informations internationales ne sont pas insérées dans une rubrique désignée comme telle. Il s’agit de quelques news qui sont sélectionnées, puis regroupées sous une rubrique dénommée « Enjeux », comprenant environ quatre pages et placée au début du journal.   

 Pour ce qui est du fonctionnement de cette entreprise, il est similaire à ce que l’on peut trouver dans tout média de presse écrite: c’est-à-dire plusieurs rubriques, plusieurs journalistes par rubriques, des rédacteurs en chefs, des photographes, et puis tous pleins d’autres ingrédients qui sont nécessaires pour former le monde magique de l’actualité.

Les coulisses d’Uni Mail : quand les concierges squattent les lieux

Posted in Actualité genevoise, Echo à 6:23 par zimmerli

À Uni Mail, les concierges travaillent la nuit. Ils passent l’aspirateur, changent le papier WC, nettoient les salles de classe et…. déjeunent dans les couloirs. Et oui, c’est apparemment une tradition bien ancrée chez les concierges d’Uni Mail que de finir leur nuit de travail par un petit déjeuner sur une table quelque peu cachée, au 4ème étage. Une tradition que vous ne pourrez observer que si vous venez un peu en avance le matin. Car lorsque les élèves arrivent à 8h15, l’heure où les cours commencent, les concierges retournent ranger leur matériel et déposent leur blouse violette dans un local. Les étudiants commencent alors une nouvelle journée de travail tandis que les concierges, eux, vont se coucher, le ventre plein. 

Drôle de message écologique

Posted in Actualité genevoise, Billet d'humeur à 6:16 par zimmerli

Un grand coup de chapeau aux personnes chargées de fixer le prix des transports publics à Genève. En effet, dans un canton où l’on nous demande de diminuer nos trajets en véhicule, quoi de plus normal que de penser à augmenter une nouvelle fois le prix des transports publics ? Il est loin le temps où nous pouvions prendre le bus pour CHF 1,50. Aujourd’hui, raisons économiques obligent, nous devons débourser pas moins de CHF 3,00 pour circuler 60 minutes dans une zone délimitée. Et les Transports publics genevois (TPG) n’ont pas encore fini de faire grimper les tarifs.

Que faire alors lorsqu’un genevois désire prendre le tram pour quelques arrêts seulement ? Et bien heureusement, il existe les billets « saut de puce », destinés à ceux qui utilisent les transports en commun pour un trajet de moins de quinze minutes. Le prix de ce billet ? CHF 2,20. Et oui, le quart du temps ne signifie apparemment pas le quart du prix.

Alors oui, les conseils écologiques de nos dirigeants et partis politiques sont les bienvenus pour réduire la pollution de l’air à Genève, mais s’ils commençaient par en parler aux entreprises gérant les transports publics ?

RTS, la nouvelle entreprise née de la fusion TSR – RSR

Posted in Actualité suisse, Portrait d'entreprise à 6:06 par zimmerli

En janvier 2010, La TSR et la RSR ont convergé en une seule et même entité, « la Radio Télévision Suisse – RTS ». Gilles Marchand, l’ancien Directeur de la TSR, est à la tête de cette nouvelle entreprise. Zoom sur ce nouveau pôle audiovisuel public.

La fusion TSR – RSR a été approuvée par le Conseil d’Administration du groupe SSR SRG Idée Suisse et a débuté à partir du mois de janvier de cette année. La nouvelle entreprise se nomme « Radio Suisse Romande – RTS » et c’est l’ancien dirigeant de la TSR, Gilles Marchand, qui est à la tête de cette nouvelle unité. Cette convergence constitue en réalité la partie romande d’un projet national lancé par SSR SRG désigné sous le nom de « Convergence et efficience ». C’est donc toutes les entités de la SSR qui sont appelées à revoir leur organisation.

Le rapprochement TSR – RSR a été prévu sur cinq ans. Il s’agit donc dès aujourd’hui de repenser le modèle d’organisation et les processus de production de la radio, de la télévision et d’Internet, d’après un communiqué de presse du 25 novembre 2009. La nouvelle RTS est désormais organisée autour des domaines d’activités et non plus en fonction du média. Autrement dit, le traitement de l’actualité est concentré en une seule rédaction capable de produire des contenus pour tous les supports (tv, radios, Internet et téléphone portable).

Les arguments avancés

Les arguments principalement avancés pour soutenir cette réorganisation : une croissance de la concurrence étrangère ainsi qu’une mutation profonde du comportement et des attentes du consommateur de médias. A la « Radiotelevisione svizzera di lingua italiana – RTSI », la convergence entre la télévision, la radio et le multimédia est une réalité depuis 2006. Son Directeur, Dino Balestra, constate que « les nouvelles technologies ont engendré des besoins et des comportements nouveaux. Le public veut accéder à tout, à n’importe quel moment et où qu’il se trouve. » Cette fusion entend donc améliorer la rapidité de réaction de ces médias de manière à s’attirer les faveurs du public.       

Selon les dirigeants, ce rapprochement devrait permettre une économie de 10% sur les supports et les infrastructures, soit un gain de 5 à 6 milliards de francs suisses par année. Parallèlement à cela, les responsables du projet parlent d’ « un impact social mesuré » puisqu’à terme, ils auront supprimé une trentaine de postes sur les 1600 que doit compter la RTS au final.

Les conséquences

Les chaînes des deux médias subsisteront. « Les téléspectateurs continueront de trouver leur programme fétiche avec le même nom et sous la même chaîne » explique Thierry K. Venturas, le chef du divertissement à la TSR. Par contre les « marques » TSR et RSR n’existeront plus et seront remplacées par le logo RTS.

Gérard Tschop, chef du projet Convergence et efficience de la SSR SRG et ancien directeur de la SSR, précise que les sites de Genève, Lausanne ainsi que les bureaux régionaux seront maintenus. Il déclare également qu’une attention particulière sera accordée au maintien de la spécificité du média tv et radio, ainsi qu’à la qualité et à la diversité des programmes.  

La diversité en question

Malgré cela, certains élus politiques redoutent cette perte de diversité et prédisent une subordination de la radio face à la télévision. Le patron de la RTS tente cependant de dissiper les craintes et explique que « cette régénération se fera dans le dialogue et l’échange ».

mai 12, 2010

Eveline Widmer-Schlumpf est favorable à l’interdiction de la Burqa

Posted in Actualité suisse, Compte-rendu / Article d'actu. à 1:39 par zimmerli

Dans le cadre d’une table ronde sur la question du voile intégral organisée la semaine passée par l’Alliance de sociétés féminines suisses, la ministre de la Justice et Police a affirmé être favorable à l’interdiction de la burqa. Cette prise de position a suscité un tollé médiatique puisqu’elle intervient dans un contexte déjà fragilisé par la votation anti-minarets.

Pour marquer son opposition, Eveline Widmer-Schlumpf a tenu des propos assez forts en déclarant dans un entretien publié dans « Sonntag » qu’elle s’opposait à toute forme de déguisement sur la voie publique. Elle avance alors que le port d’un tel voile provoque un sentiment d’insécurité parmi les citoyens suisses, voire même d’agression. « Je prends très au sérieux les craintes et les peurs que peut susciter l’expression religieuse dans l’espace public. Il est tout à fait normal d’exiger qu’on puisse voir son vis-à-vis, son interlocuteur, dans l’espace public » a déclaré la ministre dans un entretien accordé à la Tribune de Genève.

Madame Widmer-Schlumpf promet donc de ramener le sujet sur la table car elle désire entamer une vraie réflexion autour de cette question. « Nous devons vraiment réfléchir comment, dans une société, nous gérons ces dispositions qui vont nous permettre de vivre les uns avec les autres » explique-t-elle dans ce même entretien. Pour le moment, la ministre poursuit la discussion avec les cantons car ceux-ci disposent de certaines compétences pour interdire le port de la burqa si c’est pour des raisons de sécurité.

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